Site officiel de la mairie de Montreuil-sur-Epte
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MONTREUIL SUR EPTE A TRAVERS LES AGES

Le nom de Montreuil provient du latin « Monasteriolum » signifiant petit monastère, indiquerait qu’au 15ème siècle des moines se sont installés à cet endroit.

En fait, il y a longtemps que Montreuil est habité. L’allée couverte au sud est de Copierres datant de la préhistoire, des sarcophages mérovingiens découverts près du cimetière actuel, des outils trouvés, des pièces de monnaie datant de l’époque gallo-romaine sont des preuves de présence humaine dans la région.

L’église construite au 12ème et 13ème siècle a subi la même destinée que le village pendant la guerre de cent ans. Brûlée, elle a été reconstruite au 15ème siècle sur les mêmes fondations.

Le document le plus ancien qu’on peut trouver dans la commune est un registre des baptêmes, de mariages et des inhumations allant de 1591 à 1699 avec des annotations de certains prêtres sur des évènements locaux.

 

Depuis, une monographie datant de 1899 et deux ouvrages rédigés par un instituteur et ses élèves de l’école de Montreuil sur Epte en 1974 et 1976 ont été publiés.

Ce sont ces documents qui constituent l’ensemble des connaissances que nous avons aujourd’hui sur l’histoire de Montreuil sur Epte sachant que l’incendie qui a ravagé le 1er étage de la mairie en 1992 a pratiquement achevé de détruire la plupart des dernières archives de la commune.

Devant ce constat, contentons nous de rappeler, pour faire court, comment était Montreuil à cette époque.

 

 

Les métiers

 

L’activité essentielle est l’agriculture. La vigne est cultivée avec certitude au début du 19ème siècle. Sont cultivés principalement le blé et le chanvre. L’agriculture se mécanise.

Il y a à Montreuil : 3 meuniers,1 sabotier,1 épicier, 1 menuisier-chaisier, 2 cabaretiers, à Copierres :1 charron, 1 cordier, 1 tisserand, 1 tourneur, 1 tonnelier, 1 boulanger.

 

 

L’Industrie

 

La commune de Montreuil était peu industrielle. Trois moulins à eau alimentés par le Rû fournissaient aux habitants de Montreuil et des environs en échange du blé, la farine avec laquelle chaque ménagère faisait le pain nécessaire pour la nourriture de la famille.

De 1876 à 1885, le moulin du Bas a été converti en scierie mécanique pour la fabrication de chaises, ensuite de 1888 à 1892 en fabrique de tire-bouchons et objets d’acier polis et de 1897 jusqu’au début du 20éme siècle la force hydraulique a été employée pour la fabrication de galoches.

 

 

Les occupations des habitants

 

Elles étaient nombreuses et très physiques. Tout le monde avait un jardin. Les familles élevaient des volailles, des lapins, des cochons. Les laveuses se rendaient aux lavoirs pour rincer le linge à l’eau claire du rû. Dans les lavoirs se racontaient tous les faits divers de la commune et des environs « Le marchand de peaux de lapins » passait toutes les semaines pour acheter aux particuliers non seulement les peaux de lapins mais aussi des chiffons, des vieux vêtements, des ferrailles et objets divers. L’hiver, il fallait couper le bois pour se chauffer.

Dans les fermes, l’hiver, on faisait les labours pour semer l’avoine, l’orge au printemps. Dès avril, on coupait les chardons dans les blés et avoine pour les empêcher de faire graines. Il fallait faucher et faner les luzernes, les trèfles et les sainfoins. La moisson pour le seigle vers la mi-juillet et un peu plus tard les autres céréales.

 

Ce rapide regard sur le passé nous rappelle avec une certaine nostalgie les « choses » qui ne sont plus, tels que le bruit de la roue du moulin, le marteau du forgeron sur l’enclume, les      « hue » des laboureurs sur les coteaux et l’existence de ceux qui nous ont précédé sur le territoire de notre petite commune, parents, grand- parents et autres inconnus beaucoup plus lointains.

 

Serge Guibereau
avril 2009

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