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1870, LIGNE DE CHEMIN DE FER - GISORS A VERNONAvec une halte aux gares de Neaufles-Inval, Dangu, Guerny, Château - St Clair-sur-Epte, Berthenonville, Aveny-Montreuil, Bray-Ecos, Fourges, Gasny, Ste geneviève-Gomécourt, Giverny-Limetz, et Vernonnet...
et, avant de devenir une
destination pour randonneurs et cyclotouristes, la Voie Verte fut
la voie de chemin de fer qui reliait Gisors à Vernon, ligne
aujourd’hui disparue.
Au départ de « Gisors
Embranchement » la ligne contourne la
localité
pour atteindre
la gare de « Gisors Boisgeloup » ou
« Gisors Ville »
Le trafic des voyageurs, peu important fût fermé le 01/07/1939 pour le tronçon Vernon à Pacy et le 01/03/1940 sur la partie Vernon à Gisors.
Le trafic des marchandises était aussi peu important et la fermeture de Pacy à Vernon intervient en 1941, les rails ayant été principalement utilisés par les Allemands pour la construction du mur de l’atlantique.
Les combats de la libération ont
eu pour conséquence la destruction du viaduc sur la seine le
« pont de Vernon » (il avait déjà été
partiellement détruit en 1940 puis reconstruit)
La ligne de Gisors à Vernon
desservait les gares de :
Neaufles-Inval (détruite)
ensuite
Guerny puis Dangu, pour arriver
à Château sur Epte s’ensuit les Gares de Château sur Epte,
Berthenonville (détruite), Aveny –Montreuil, Bray-Ecos,
Fourges, Gasny, Ste Geneviève-Gommécourt (détruite), Giverny-Limetz
et Vernonnet.
Le trafic marchandise permettait
d’acheminer pour le compte d’entreprises installées
tout au long de ce parcours. Ainsi, on trouve l’ancienne
société des silos CTC expédition d’engrais et de céréales au
départ de Gisors, puis à Dangu c’était l’entreprise
Durand ancienne Usine Vielle Montagne transférée par la suite sur
Bray et lu qui utilisait le trafic par voie ferrée. La voie
desservant l’entreprise suivait l’Epte en surplomb de
celle-ci et l’enjambais via un pont en béton armé toujours
présent de nos jours.
Dans la continuité,
l’entreprise AFSA (chaudronnerie et métallurgie) ainsi que la
société Américain Air Filter.
En 1985 deux trains quotidiens, du lundi au vendredi desservaient la ligne, le premier de bout en bout et le second jusqu’à la société Schimd (St Clair sur Epte).
Le nombre de wagons variait de 3 à
5 suivant la demande, ce qui donnait un trafic mensuel autour des
150 wagons pour un transport d’arrivages de 5 700 T et
d’expéditions de 3 300 T (chiffres à janvier
1985).
Les Circulations
spéciales
Le dimanche 13 juin 1976, le Copef
(
Cercle Ouest Parisien d’Etudes Ferroviaires)organisa un voyage en autorail sur la ligne de Gisors à Gasny et de Gisors à Pont de l’Arche en X 4300 pour une découverte des vallées de l’Epte et de l’Andelle.
Le samedi 12 Mai 1979 c’est au tour d’un autorail RGP (Rame de Grand Parcours) de venir sur la ligne pour un train spécial affrété par le Comité de défense de la vallée de l’Epte. Ainsi, plusieurs associations de défense des sites ont été créées. Parmi elles, « les Amis du Vexin Français » et « l’Association des Amis de Séraincourt ». 300 personnes se sont regroupées ce samedi matin pour découvrir à la vitesse de croisière de 20 km/heure cette vallée traversée par la rivière l’Epte.
Lors du parcours retour, le lent
cheminement de l’autorail a été interrompu à la petite halte
de Dampsmenil-Aveny où, depuis plus de 30 années, on n’avait
pas vu pareil événement.
Tous les passagers sont descendus
du train pour être accueillis par les représentants du Comité de
défense de la vallée de l’Epte avec à leur tête leur
président Raymond AMOUDRY et accompagné du maire de Montreuil sur
Epte, Jacques CHEYLUS.
Le Comité de défense fut créé pour s’élever contre l’ouverture d’une carrière d’exploitation de sable et gravillons qui avait pourtant achevé ses études d’implantation.
Au nom de la défense de la nature
et des nuisances qu’une telle exploitation était susceptible
d’apporter, le Comité, bien épaulé par l’Association
les Amis du Vexin Français, présidée par le sénateur Chauvin et
l’Association des Amis de Séraincourt, présidée par M. Robert
Mesnil, est parvenu à empêcher cette ouverture.
Depuis, la ligne de chemin de fer a retirée sa robe de fer pour laisser place à un tablier de verdure, la voie verte est née, pour le plus grand bonheur des randonneurs et des cyclotouristes. Daniel Dauphin
juin
2010
Bibliographie
:
Centre
d’Archives Historiques SNCF Le Mans
Archives
Départementales de L’Eure
Club Cartophile
de Vernon et sa Région
Livre: Histoire
de la ville de Vernon par Roger Dordet
Article du
Courrier Picard de l’Oise du 4 juin 1979 par Raymond
Masson
Photo du
Viaduc : Delcampe
Photos du dernier passage : Jean et Denise Biville |
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