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L’HISTOIRE DES METIERS A MONTREUIL

A u 19ème siècle, l’activité essentielle est l’agriculture, mais le nombre des cultivateurs, élevé jusqu’en 1851 (49 hommes) n’a fait que diminuer par la suite...

Il en va de même pour le nombre de journaliers ou d’ouvriers agricoles (36 en 1851), quant aux bergers, ils sont 4 ou 5 jusqu’en 1866.

                          

La vigne est cultivée avec certitude avant 1792 et le métier de tonnelier disparaît en 1861 quant au pressoir appartenant au châtelain, il est démoli en 1869.

 

La culture du chanvre a été très importante. Le métier de cordier disparaît en 1846.

La culture du blé est active, on moud du grain au village, trois moulins fonctionnent au bord du ru à Montreuil jusqu’en 1896. La ménagère fait elle-même son pain et le premier boulanger n’apparaît qu’en 1856. Il reste encore quelques fours à pain, environ cinq encore existants.

 

La mécanisation de l’agriculture apparaît avec l’utilisation des machines à vapeur, le premier entrepreneur de battage (Pitre Narcisse à Copierres) exerce son métier à partir de 1876.

 

Au 19ème siècle, on construit beaucoup. Il y eut jusqu’à sept maçons en 1866. Le dernier couvreur de chaume disparaît en 1861, résultat sans doute de la décision du Conseil Municipal du 12 novembre 1854.

 

Le métier de tailleur de pierres existant avant 1795, réapparaît de 1876 à 1901, quant à celui de plombier-zingueur, on le voit également de 1876 à 1901.

 

En ce qui concerne les vêtements, signalons l’existence d’un tailleur d’habits avant 1792. Le dernier tisserand disparaît avant 1866. Le métier de couturière, épisodique avant 1866, disparaît puis revient en 1876.

 

Il y a eu un sabotier jusqu’en 1872, le métier revient en 1921. Un galochier s’installe de 1897 à 1926. Le métier de cordonnier disparaît en 1886.

 

Un menuisier apparaît en 1851. Une activité nouvelle va faire fureur, celle de chaisier qui apparaît en 1876 entraînant celles de pailleur de canneuse de chaises. Le Moulin du bas ayant brûlé en 1874, il s’est monté à la place un atelier de menuisier-chaisier.

 

En ce qui concerne l’alimentation, il y a toujours eu au moins un épicier et ce, jusqu’en 1974, il y a en eu jusqu’à trois de 1901 à 1906. Quant au métier d’aubergiste ou de cabaretier, épisodique jusqu’en 1906, il devient permanent à partir de cette date. Signalons un marchand de vin de 1872 à 1892.

Le métier de maréchal-ferrant disparaît en 1872 de même que celui de charron.

 

Avec la construction de la ligne de chemin de fer Vernon-Gisors apparaît en 1872, les premiers employés de la Compagnie de l’Ouest.

La révolution industrielle se traduit à Montreuil par la présence d’ouvriers d’usine à partir de 1881.

 

Daniel Dauphin

Source C. Mutschler
Instituteur 1964-1979

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